“Tirelire”, “G8”, “ordre mondial”: le G7 en cinq mots-clés

Avec AFP

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“Tirelire”, “ordre mondial”, “G8″… Derrière ces mots-clés, autant de lignes de fracture ayant marqué le sommet du G7 (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon) de vendredi et samedi au Canada.

Tirelire
“Nous sommes la tirelire que le monde entier pille. Cela va cesser”, a déclaré Donald Trump, lancé dans l’une de ses diatribes récurrentes contre les partenaires commerciaux des Etats-Unis, eux-même très remontés contre les nouveaux tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium.

Ordre mondial
“Ce qui m’inquiète le plus (…) est de voir que l’ordre mondial, fondé sur des règles communes, se retrouve défié non par les suspects habituels, mais, de façon surprenante, par son principal architecte et garant: les Etats-Unis”, s’est inquiété le président du Conseil européen Donald Tusk, face aux assauts répétés de Washington contre le principe même du multilatéralisme.

 Ami
“C’est mon ami”, a lancé le président américain à propos de son homologue français Emmanuel Macron. Le président français venait quelques instants auparavant de serrer très vigoureusement la main de Donald Trump, au point d’y laisser une empreinte blanche de son pouce, saisie par les photographes.

Dix sur dix
“Je ne suis pas le genre de personne qui donne des notes”, a sèchement répondu la chancelière allemande Angela Merkel. Elle était interrogée sur des déclarations de Donald Trump, qui a décerné une note de “dix sur dix” à sa relation avec “Angela (Merkel), Emmanuel (Macron), Justin (Trudeau)”, le Premier ministre canadien, en dépit des tensions manifestes entre eux.

G8
Donald Trump a plaidé pour un retour au format du “G8”, en réintégrant la Russie aux côtés des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l’Italie, du Royaume-Uni et du Japon. Le nouveau chef du gouvernement populiste italien Giuseppe Conte l’a d’ailleurs soutenu.

Moscou avait été exclu du club en 2014 après l’annexion de la Crimée. Emmanuel Macron, qui sera l’hôte du prochain G7 à Biarritz (sud-ouest de la France) en 2019, a dit que ce retour se fera “si et seulement si les accords de Minsk sur l’Ukraine sont respectés”.

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